Être juré d’un prix littéraire

Amis lecteurs, amies lectrices, il était grand temps que je vous retrouve sur Silence, on cuisine pour un nouvel article. Quoi de mieux pour cela, que de vous parler de l’aventure trop méga-giga-cool que je vis en ce moment.

Je suis jurée du Prix des lecteurs 2020 dans la catégorie Littérature. Il existe aussi une catégorie Policier et une Documents et essais.

Qu’est ce que c’est?

C’est simple. Tous les ans, Le livre de poche organise Le prix des lecteurs. Il est gentil Le livre de poche, parce qu’il permet à des lecteurs comme moi ou même toi de devenir juré pour une année.

En quoi ça consiste?

C’est simple. Tous les mois, sur une durée de 7 mois (oui les années sont plus courtes chez Le livre de poche.), les jurés reçoivent chez eux 3 livres, qu’ils doivent lire (c’est mieux.). Ensuite, chaque mois, les jurés choisissent le livre qu’ils ont préféré. Pour ce faire, il suffit juste de voter sur le site du Livre de poche et d’y inscrire son avis. Je vous avais dit que c’était simple.

Au mois de septembre, il restera 7 finalistes (les 7 livres qui auront reçu le plus de vote de février à août). C’est à ce moment là, que les jurés choisiront le livre qu’ils ont préféré. Le vainqueur du Prix des lecteurs sera celui qui aura reçu le plus de vote.

Les prix (littérature, policier et documents/essais) seront remis aux lauréats lors d’une cérémonie à Paris.

Je te vois venir, maintenant, tu veux savoir comment on devient juré du Prix des lecteurs, c’est ça? Là aussi c’est simple, il suffit juste de postuler sur le site internet Le livre de poche début octobre et de répondre à un questionnaire. Ensuite ? Il faut prier les dieux de la littérature pour être retenu.

Récapitulatif pour le mois de février:

Les trois romans étaient:
De la part d’Hannah de Laurent Malot -> J’ai beaucoup aimé ce livre qui raconte à merveille la vie d’une petite fille de 10 ans au début des années 60. À travers les yeux d’Hannah, on explore l’enfance, les secrets, le racisme, l’amour, la haine et la perte. Ce livre est beau et doux.

Les os des filles de Line Papin -> Dans ce livre, l’auteur nous parle de sa vie entre Hanoï et la France. On aborde des thèmes comme le déracinement, la famille ou bien l’anorexie. Et pourtant, je suis restée en dehors de cette lecture, j’ai trouvé le style général assez froid.

Une vie comme les autres de Hanya Yanagihara -> Difficile de résumer ce livre en quelques lignes puisqu’il fait plus de 1000 pages. Tâche ardue que d’en venir à bout. Et pourtant, autant vous dire que ce livre est riche en émotions, totalement bouleversant de douleur et de tristesse. Vous allez y rencontrer Jude et jamais plus vous ne l’oublierez.

Récapitulatif pour le mois de mars:

Les trois romans étaient:
Un petit carnet rouge de Sofia Lundberg -> J’ai adoré ce livre, un vrai bonbon. Il raconte l’histoire de Doris, une suédoise de 96 ans qui ressent le besoin d’offrir ses souvenirs à Jenny, sa petite-nièce. Et il faut dire qu’en 96 années de vie, les souvenirs sont nombreux, beaux et douloureux. C’est une histoire poignante entre un passé et un présent qui se mélangent lors des derniers instants d’une vie.

Furie de Grazyna Plebanek -> Ce roman raconte l’histoire d’Alia, congolaise de naissance et bruxelloise d’adoption. Enfant, elle fut bercée par les histoires de son père. Il l’initie très jeune à la boxe et Alia devient une jeune femme forte et fière. À une vie de famille compliquée s’ajoutent des difficultés à l’école. Alia va user des poings pour se faire respecter. Une fois adulte, elle intègre la police, un milieu exclusivement masculin où règnent racisme, haine, injustice et violence. Un roman qui démarre trop lentement pour moi. Je n’ai pas été séduite.

LaRose de Louise Erdrich -> L’histoire se déroule sur une réserve indienne du Dakota du Nord. Un chasseur, tue par accident le fils de son voisin lors d’une partie de chasse. C’est un drame énorme pour ces deux familles. Landreaux (le chasseur) et sa femme, décident de respecter une ancienne coutume qui implique de donner, en compensation, son plus jeune fils à la famille en deuil. Nous allons donc suivre LaRose, ce petit garçon qui se retrouve déchiré entre ses deux familles. Les personnages de cette histoire sont forts, ce petit garçon est attachant et tellement solaire. L’auteur décrit à merveille l’absence, le deuil, la perte et l’amour, tout en nous invitant dans la culture Amérindienne. Mais cette lecture est dense et longue, l’immersion fut difficile.

Je vous retrouverai à la fin du mois, pour vous parler de la sélection du mois d’avril avec un énorme coup de cœur.

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